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La Minute de CLAIR – Participez au webinaire « L’impact psychologique d’une maladie chronique sur le patient et ses proches »

Chers Membres, chers Sympathisants, 🤗

Nous vous invitons à un webinaire le 11/10/2024 de 19h30 à 21h00, animé par Anne Rysenaer et co-organisé avec l’association Arthrites.

Deux thèmes seront abordés :

✔ En première partie :

 » L’impact psychologique d’une maladie chronique sur le patient et ses proches ».

Cette conférence est donnée par Madame Brisack, infirmière en santé communautaire et détentrice d’un master en ingénierie et actions sociales. Elle est chargée de projets à L’ASBL « Aidants proches » de Wallonie.

✔ En seconde partie :

« Impacts psychologiques et émotionnels de la maladie chronique sur le patient et ce qui peut l’aider pour accompagner son cheminement »,

par Madame Giaux, médecin et psychothérapeute.

Lors de ce webinaire, vous avez l’occasion d’intervenir et de poser vos questions dans la limite du temps disponible.

Mais vous pouvez déjà adresser préalablement vos questions sur les pages Facebook de CLAIR ou d’Arthrites ou à l’adresse e-mail « secretariat@arthrites.be », ou encore en les contactant sur leur numéro vert 0800 90 356.

Il est indispensable de se pencher sur les aspects psychologiques de nos maladies, qui, pour nous, sont aussi important que le volet purement médical et impactent nos vie de manière majeure.

Venez nous y retrouver nombreux !

Pour vous inscrire et recevoir le lien de la réunion, cliquez sur ce lien [https://events.teams.microsoft.com/event/d09359b3-37eb-48dc-93ea-484cc7fdfd54@e25644ca-8a3b-4bc5-9337-cf07cfaacb45] ou sur le bouton ci-dessous.

S’inscrire au webinaire [https://events.teams.microsoft.com/event/d09359b3-37eb-48dc-93ea-484cc7fdfd54@e25644ca-8a3b-4bc5-9337-cf07cfaacb45]

A très bientôt.

L’équipe de CLAIR asbl

La Minute de CLAIR – Témoignage de Sophie – Ce qui a marché pour moi

Chers Membres, chers Sympathisants, 🤗

Sophie a bien voulu nous apporter son témoignage et nous faire part de ce qui l’a aidée, en plus de son traitement :

« J’avais 2 ans et demi quand j’ai contracté une arthrite juvénile (maladie de Still) qui s’est transformée en polyarthrite à l’âge adulte. Cela ne m’a pas empêchée de travailler, de me marier et d’avoir une fille. 😊

Fin 2017, j’avais le moral en berne car je devais me faire opérer des deux genoux. Cela faisait déjà un moment que je réfléchissais à ce que je pouvais faire pour mon moral, notamment par des lectures sur le développement personnel.

Et je me suis lancée. 👣 Aller vers plus de bien-être et moins d’anxiété, l’envie d’un corps plus ouvert et d’aller vers les autres ont guidé mes choix. J’avais pour but de retrouver un peu de sérénité, de joie et un rythme qui me convient.

✔ J’ai démarré par du yoga MLC, en utilisant des balles de tennis, des boules en mousse ou des bâtons à poser sous les articulations ou les pieds pour les détendre. Je continue à présent à suivre des cours de yoga en ligne car cela limite mes déplacements.

✔ Je pratique la méditation en pleine conscience (via une application et auparavant par des cours en ligne) qui me permet de me reconnecter à moi-même etde bien me centrer. Cela me donne de l’énergie. 🧨

✔ J’ai aussi suivi plusieurs formations en communication non violente en présentiel et ligne pour me permettre de communiquer le mieux possible, d’être en lien bienveillant avec moi et les autres.

Avoir une action à la fois sur le corps et l’esprit m’a beaucoup apporté 🌞

Trouver les bonnes activités m’a permis de me sentir mieux, plus sereine dans la vie. J’aimerais que chacun puisse trouver ce qui lui convient – que ce soit cuisiner, jardiner, bricoler, peindre, lire, voir un bon film ou tout autre chose – car cela donne de l’énergie. 🌟

Et dans ma vie quotidienne, je continue à :

✔ Sortir me promener et à aller à la salle de fitness

✔ Être assidue à la kiné, faire des étirements, prendre soin de mon corps et maintenir des contacts sociaux

✔ Je viens de passer à 3/5 médical car travailler à 4/5 laissait trop peu de temps libre pour mes rendez-vous médicaux, paramédicaux, mes activités physiques et ma vie privée. »

Nous remercions chaleureusement Sophie pour son témoignage très inspirant.

Des questions ? Contactez-nous à l’adresse suivante : « laminutedeclair@clair.be ».

A très bientôt.

L’équipe de CLAIR asbl

La Minute de CLAIR – Prochaine formation de Patient-Expert

Chers Membres, chers Sympathisants, 😊

Comme nous vous l’avions déjà évoqué lors de d’une précédente Minute, en tant que membre de CLAIR, vous avez la possibilité de suivre la formation pour devenir Patient-Expert.

Elle est organisée par le Patient Expert Center, un organisme fondé en 2019 à l’initiative de plusieurs associations de patients dont nous faisons partie. Il y a une vingtaine d’associations membres à ce jour et nous sommes, chaque année, plus nombreux.

Donnée par des experts de chaque sujet, la prochaine formation générale aura lieu à distance du 28/01/2025 au 22/04/2025 les mardis de 19h00 à 21h00. Vous aurez juste besoin d’un ordinateur et d’une connexion internet pour rejoindre le groupe. 💻

Elle permet de comprendre l’organisation de notre système de santé et comment le Patient-Expert peut s’y intégrer.

✔ Quelques exemples de modules de la formation générale

– Responsabilités du PE dans son action

– Ecosystème de la santé en Belgique

– Développement de nouveaux médicaments

– Droits des patients

– Psychologie des patients

– Rôle du PE aux côtés des professionnels de santé,

– Où trouver des sources d’information crédibles

– …

Cette première partie sera suivie d’une seconde plus tard dans l’année après les vacances d’été, plus spécifiquement basée sur nos pathologies

✔ Quelques exemples de modules de la formation spécifique

– Symptomatologie des différentes pathologies

– Options de traitement

– Quelles aides des services sociaux ?

– Vivre avec la maladie et ses impacts sur notre vie

– …

Vous êtes intéressés à devenir Patient-Expert et rejoindre le groupe de 8 membres déjà inscrits ? Faites-le nous savoir rapidement en nous adressant un e-mail à l’adresse «laminutedeclair@clair.be».

La clôture des inscriptions est prévue le 15 décembre. Laissez-nous votre numéro de téléphone afin que nous puissions vous appeler dans les jours prochains pour répondre à toutes vos questions et nous informer de vos attentes.

A très bientôt.

L’équipe CLAIR

La Minute de CLAIR – Les impacts psychiques et émotionnels de la maladie chronique

Chers Membres, chers Sympathisants, 🤗

Les ASBL Arthrites et CLAIR ont organisé un webinaire le 11 octobre dernier. Madame Giaux, médecin et psychothérapeute nous a parlé des impacts psychiques et émotionnels de la maladie chronique.

Nous vous en proposons un court résumé.

✔ Le diagnostic est un choc énorme que nous prenons en pleine figure 🥊, nous prenons conscience de notre finitude et nous avons des deuils à faire :

– Celui de notre santé avec pour corollaire celui de notre force, de notre puissance et de notre contrôle sur notre vie

– Celui de notre image de nous-même ou celle que nous renvoie les autres

– Celui de notre place dans la société telle que nous l’imaginions et de la manière dont nous entrons en relation

✔ Nous allons être amené à traverser différentes étapes qui vont, pour chacun(e) d’entre nous, prendre un temps plus ou moins long, avec des allers-retours. Il faut du temps pour digérer.

Le choc du diagnostic provoque une sorte de sidération, souvent suivie d’un déni dans lequel nous refusons ce diagnostic pour en atténuer le choc.

Ensuite la révolte. Nous nous posons des questions telles que “pourquoi moi ?”, “ce n’est pas juste”.

Nous réagissons avec colère contre le sort, contre nous-même (“j’aurais dû …”) ou contre les autres (le médecin, le conjoint, les amis, …), ce qui provoque parfois des réactions disproportionnées. Il est important de bien le comprendre pour que les choses se passent mieux.

Nous tentons alors le marchandage pour nous rassurer : “si je fais ceci, alors ça ira mieux.”

Nous ressentons un ensemble d’émotions qui nous mèneront petit à petit à l’acceptation.

Nous pouvons craindre de perdre nos points de repère dans la vie, de nous éloigner de nos proches. Nous traversons une période de tristesse normale et indispensable pour nous mener vers la résignation, car nous allons vivre malgré cela.

Nous avançons progressivement vers l’acceptation, nous avons à nouveau de l’énergie, l’envie de vivre notre vie avec la maladie, et cela fait sens pour nous.

Pour plus d’information sur ce processus et sur ce qui peut nous aider à mieux traverser cette épreuve, 📼 retrouvez la vidéo complète sur notre site en cliquant sur le bouton ci-dessous :

Revoir le webinaire [https://youtu.be/R414dBObcDU]A très bientôt

L’équipe de CLAIR asbl

La Minute de CLAIR – La Journée mondiale de l’arthrite 2024

Chers Membres, chers Sympathisants, 🤗

La Journée mondiale de l’arthrite (JMA) est une journée de sensibilisation au niveau mondial visant à mieux faire connaître l’existence et l’impact des maladies rhumatismales et musculosquelettiques (MRM) à tous les publics. Cette année, le thème choisi est :

« Des choix éclairés, de meilleurs résultats »

Oui, vous l’avez compris : Connaissance = Pouvoir

Mais…où trouver des sources fiables d’informations ?

✔ Bien entendu, auprès de votre médecin, votre rhumatologue, votre association CLAIR.

✔ Parlons maintenant d’internet.

L’internet est de plus en plus utilisé par les patients. Bien entendu, il existe de nombreuses sources d’information et de ressources utiles disponibles, même en effectuant une simple recherche. Cependant, nous devons être prudents 👓. Ne prenez pas pour argent comptant tout ce que vous trouvez sur l’internet – remettez les choses en question et vérifiez leur origine.

Voici quelques conseils pour trouver des informations fiables et utiles :

✔ Comment évaluer les sites ? Vous trouverez généralement la plupart des réponses sur la page « À propos de nous » du site. Si vous ne trouvez pas d’informations sur la personne ou l’organisation qui gère le site, il se peut que le site ne soit pas digne de confiance et que les informations qu’il contient ne soient pas fiables.

Quel est l’objectif du site ?

– S’agit-il d’informer le public ?

– Vendre des produits ou des services ?

– Promouvoir les opinions d’une personne ou d’un groupe ?

✔ Comment évaluer les informations sur la santé diffusées sur les médias sociaux ? Un message publié sur un média social peut provenir d’une personne que vous connaissez, mais cela n’est pas une garantie. Demandez-vous d’où vient l’information, pourquoi elle existe et si quelqu’un la sponsorise. Si vous n’êtes pas sûr que les informations que vous voyez sur les médias sociaux sont dignes de confiance, ne les partagez pas.

✔ Comment évaluer les informations sur la santé dans les journaux ? Certains reportages sur la recherche médicale peuvent ne pas contenir tous les faits. Demandez-vous :

– L’article précise-t-il combien de personnes ont participé ?

– Quelle a été la durée de l’étude ?

– De quel type d’étude s’agissait-il ?

– Qui a payé pour la recherche ?

En tous les cas, nous vous invitons à discuter toute information avec votre médecin. 🩺

Des questions, des expériences à partager ? Adressez-nous un mail à l’adresse laminutedeclair@clair.be

A très bientôt

L’équipe CLAIR

La Minute de CLAIR – Deux questions financières

Chers Membres, chers Sympathisants, 🤗

A la demande de nos membres, voici les précisions apportées par Monsieur Monin de la LUSS à deux questions financières :

Concernant le devis des coûts d’une opération : 📄

Obtenir un devis complet n’est pas chose facile. Plusieurs points doivent attirer votre attention. De plus, les remboursements de votre mutuelle ainsi que les éventuelles assurances complémentaires entrent aussi en ligne de compte.

✔ La législation prévoit que les hôpitaux fassent signer au patient avant son hospitalisation une déclaration d’admission contenant toutes les informations financières relatives à son hospitalisation. Vous pourrez trouver un modèle de déclaration [https://clair.be/wp-content/uploads/2024/11/2014_04_14_-_declaration_dadmisssion_pour_admission_classique-1.docx] ainsi qu’un document d’explications sur le contenu de cette déclaration. [https://clair.be/wp-content/uploads/2024/11/explications_concernant_la_declaration_dadmission_classique.docx]

Soyez prudent ! cette déclaration d’admission n’est pas un devis puisque des frais imprévus pourraient s’y ajouter.

✔ Par ailleurs, une autre réglementation prévoit que les dispensateurs de soins sont tenus d’informer clairement les patients sur le fait qu’ils sont conventionnés ou non (car cela peut impacter le coût ainsi que les remboursements) ainsi que les jours et heures où ils sont conventionnés ou non. Vous pouvez indiquer dans la déclaration d’admission que vous souhaitez être soigné par un médecin ou plusieurs conventionné(s).

A noter aussi que la loi relative aux droits du patient prévoit en son article 8 que « le professionnel des soins de santé informe le patient des répercussions financières de l’intervention sans préjudice de l’article 73 §1er de la loi coordonnée du 14 juillet 1994 relative à l’assurance obligatoire soins de santé et indemnités. » Cet article 73 porte sur le conventionnement des dispensateurs de soins.

✔ Le coût de l’hospitalisation peut être aussi tempéré (intervention complémentaire dans les frais) si vous bénéficiez d’une assurance hospitalisation (que ce soit via votre mutuelle ou via une compagnie d’assurances privée). N’hésitez pas à interroger votre organisme.

Concernant le paiement en espèces dans les lieux de soins : 💶

Vous trouverez des informations à ce sujet sur une page du site Internet du SPF Economie concernant l’obligation de proposer un moyen de paiement électronique : https://economie.fgov.be/fr/themes/ventes/politique-des-prix/paiements/obligation-de-proposer-un

La législation belge impose depuis le 1er juillet 2022, que toutes les entreprises en relation avec des consommateurs, des plus petites aux plus grandes, mettent à la disposition de leurs clients au minimum une solution leur permettant de payer électroniquement leur achat.

Cette solution ne peut en aucun cas remplacer les paiements en espèces qui doivent toujours être acceptés : elle vient les compléter.

Il faut noter également qu’une loi publiée au Moniteur Belge du 21 mars 2024 portant dispositions diverses en matière d’économie prévoit qu’une entreprise doit accepter les paiements en espèces d’un consommateur lorsque le paiement en euro a lieu en présence physique et simultanée du consommateur et de l’entreprise. Elle ne peut y déroger temporairement que pour des raisons de sécurité dûment justifiées et après en avoir informé clairement le consommateur.

Nous espérons avoir répondu au mieux à vos demandes.

Pour nous contacter, adressez-nous un mail à laminutedeclair@clair.be

A très bientôt

L’équipe de CLAIR asbl

La Minute de CLAIR – Alexandre – Ce qui a marché pour moi

Chers Membres, chers Sympathisants, 🤗

Alexandre a bien voulu nous apporter son témoignage et nous faire part de ce qui l’a aidé, en plus de son traitement.

« J’ai été diagnostiqué d’une spondylarthrite ankylosante à mon 18ème anniversaire. Passionné d’informatique depuis toujours, j’étais le profil type de l’adolescent restant derrière son ordinateur à longueur de journée et en limitant le plus possible les contacts sociaux.

Souffrant déjà depuis quelques années d’intenses douleurs aux dos qualifiées de “douleurs de croissance”, la pose du diagnostic fut une délivrance. Non, ce n’était pas “dans ma tête”, non, il ne s’agissait pas de douleur de tension ou produit d’une mauvaise posture, mais bel et bien une maladie inflammatoire auto-immune.

Ce diagnostic fut une révélation : quelque chose n’allait pas dans ma vie et fallait y faire face.

Un choix devait être posé entre subir la maladie ou en faire une force. C’est cette seconde voie que j’ai choisie. Je l’ai donc entamée par ces actions :

✔ Consciemment, rigoureusement, j’ai acquis de l’information sur ma pathologie.

✔ J’ai identifié de formidables spécialistes à l’écoute de patients.

✔ Je maintiens une cohésion avec l’équipe médicale sur les traitements à suivre.

✔ Un travail quotidien sur moi-même pour diminuer le stress et être plus serein (ce qui permet de diminuer les crises 😉 )

✔ L’investissement dans une association de patients afin de donner un sens à la maladie. Quand on vit avec une pathologie chronique, qui a un impact sur tous les aspects du quotidien, on a besoin de partager ses expériences, de mieux connaître les autres, de prendre notre pouvoir afin de transformer le rôle de “victime” en celui de “protagoniste”.

Je vis avec ma “meilleure amie” depuis maintenant 8 ans. Et comme avec n’importe quel ami, il y a des jours avec et des jours sans. Mais c’est en s’écoutant et en faisant des compromis qu’on avance. »

Merci Alexandre pour ton témoignage

Des questions ? Contactez-nous à l’adresse suivante : « laminutedeclair@clair.be ».

A très bientôt.

L’équipe CLAIR asbl

La Minute de CLAIR – Apport des aidants-proches

Chers Membres, chers Sympathisants, 🤗

Comme les autres personnes atteintes d’autres pathologies ou handicaps, nous sommes souvent entourés de personnes qui souhaitent nous soutenir affectivement et psychologiquement, qui participent, organisent et nous aident à réaliser les choses qui nous sont difficiles.

Ce sont nos aidants-proches, qu’ils fassent partie de notre famille, nos amis, nos voisins, des membres d’associations,… 👩🏼‍🤝‍🧑🏿

Leur rôle peut être très large :

✔ Soutien physique et médical :

* Assistance dans les activités quotidiennes : Les aidants-proches aident souvent à des tâches essentielles telles que s’habiller, se nourrir, se laver, ou se déplacer.
* Gestion des traitements médicaux : Ils veillent à ce que les malades suivent leurs traitements (prise de médicaments, rendez-vous médicaux, suivi des prescriptions).
* Coordination des soins : Les aidants peuvent communiquer avec les professionnels de santé pour organiser les soins, comprendre les diagnostics et suivre les recommandations médicales.

✔ Soutien émotionnel et psychologique :

* Présence et réconfort : Leur rôle consiste aussi à soutenir moralement les malades, à mieux gérer leurs angoisses, et à les encourager face aux défis liés à la maladie.
* Écoute et médiation : Ils peuvent agir comme interlocuteurs principaux entre les malades et les membres de la famille ou les soignants.

✔ Gestion financière et administrative :

* Suivi des démarches administratives : Les aidants gèrent souvent les aspects administratifs complexes liés aux soins de santé (demandes d’aides, remboursements, assurances).
* Gestion des finances : Ils aident parfois à gérer le budget familial, en particulier si le malade ne peut plus travailler ou gérer ses propres ressources.

✔ Intervention sociale :

* Coordination des services : Ils sont souvent en lien avec les services sociaux, associations ou autres ressources disponibles pour obtenir un soutien supplémentaire.
* Soutien dans la vie sociale : Ils peuvent aider la personne malade à maintenir des relations sociales et à rester intégrée dans la société.

💕 Ils sont un pilier pour ceux qu’ils accompagnent et nous leur adressons tous nos remerciements et notre reconnaissance pour ce qu’ils font pour nous.

👓Ne perdons pas de vue qu’il est important pour chaque aidant-proche de trouver un équilibre entre le rôle de proche et celui d’aidant tout autant qu’il est nécessaire qu’il trouve un sens à son soutien. Prenons soin d’eux aussi bien qu’ils prennent soin de nous, autrement.

Dans une prochaine Minute, nous nous pencherons aussi sur les difficultés rencontrées par les aidants-proches et ce qui pourrait les aider dans ce rôle.

Des questions, des expériences à partager ? Contactez-nous à l’adresse suivante : « laminutedeclair@clair.be ».

A très bientôt.

L’équipe de CLAIR asbl

La Minute de CLAIR – Apports, risques et limites de l’e-santé

Chers Membres, chers Sympathisants, 🤗

L’e-santé est en plein développement. De nouvelles applications viennent régulièrement enrichir ce secteur et offrent de nouvelles possibilités notamment pour le suivi de notre santé ou pour la recherche. Et bien entendu, l’Intelligence Artificielle y fait une entrée remarquée.

Qu’en est-il exactement des apports de l’e-santé et des challenges qui nous attendent avec une digitalisation de plus en plus poussée ?

Quelles sont opportunités que propose l’e-santé ? 💡

✔ La qualité des soins par un meilleur suivi du patient, un diagnostic plus rapide, une médecine plus personnalisée par exemple

✔ L’accès aux soins par une meilleure information sur l’offre médicale ou des prises de RDV plus rapides notamment

✔ Participer plus activement à notre santé, 🏃‍♂️ de différentes façons :

– Avoir une meilleure vision de notre état de santé en accédant à nos propres données

– Faciliter l’accès à l’information et aux rendez-vous

– Suivi en temps réels de certains paramètres de santé à distance

– Dialoguer avec une communauté de santé en ligne, etc…

Nous en sommes encore loin, mais l’e-santé a aussi ses risques et limites. 🤔

✔ La fracture numérique ne permet pas aux patients ne possédant pas le matériel et/ou les connaissances informatiques d’utiliser le système et crée de facto une plus grande inégalité dans l’accès aux soins.

✔ Quelles garanties pour la protection de notre vie privée et de la confidentialité face à la digitalisation ?

✔ Et que dire sur le risque de déshumanisation des soins de santé quand on sait à quel point il est important pour le patient de pouvoir être entendu

Ces risques ont déjà interpellés nombre d’associations de patients, qui agissent pour améliorer et contrôler l’accès et le partage des données de santé et assurer l’intégration des patients dans ce processus.

Pour cela, la LUSS (Ligue des Usagers des services de santé), dont CLAIR fait partie, demande aux politiques et acteurs du secteur de :

✔ Accompagner et former les patients comme les professionnels aux outils numériques 📲

✔ Informer le grand public à la gestion des données de santé, aux droits du patient, etc…

✔ Proposer des alternatives au tout numérique pour ceux qui n’y ont pas accès 📝

Des questions, des témoignages ? Contactez-nous à l’adresse : laminutedeclair@clair.be

A très bientôt

L’équipe de CLAIR asbl

20 ans de CLAIR

Ou comment notre monde a passé en 240 mois de « misères du rhumatisme » aux soins holistiques d’une pathologie traitable.

Il faut croire que le 13 avril dernier les nuages avaient une réunion ailleurs, car Ottignies verdoyait ce jour-là sous une douce chaleur bienfaisante.  Quel joie que de nous retrouver parmi nos frères et sœurs d’armes, ceux qui comprennent aisément le parcours de nos pathologies et ses circonvolutions.

Guy Dagnies, membre fondateur de CLAIR nous a servi de guide lors de la promenade à travers le Boulevard de la Nostalgie. Les efforts et la dédication des membres de l’association tout au long de ces années ont été salués par tous ceux qui cueillent les fruits de leur travail.

Et en parlant de travail : nos rhumatologues[1], protagonistes de l’évolution de nos thérapies, nous ont convaincus : quel progrès en 20 ans !

Des paroles du Dr de Bellefon, Président Élu de la Société Belge de Rhumatologie, nous avons retenu le concept de collaboration entre médecins, paramédicaux et patients. La Maison de la Rhumatologie, connaissez-vous ? Il le faut ! Notre rôle en tant que citoyens est aussi de montrer notre poids au monde politique.

Nos soins actuels, axés sur l’immunologie, sont loin des interventions orthopédiques qui s’avéraient nécessaires dans le passé pour essayer de contenir les dégâts de la maladie. Le Pr Durez nous a parlé de « ces années là », de  l’errance diagnostique, des dommages irréversibles, des traitements non standardisés, de la quasi inexistence des études comme la résonance magnétique.  Le regard des participants se voile :  pensées vont vers ceux qui nous ont précédés dans le parcours.

Le sourire du Pr Badot nous ramène à une époque meilleure. Avec conviction, elle nous parle de réinsertion, de vie familiale, d’activités sportives, des troubles réversibles, des centres de référence. Oui, nous disposons maintenant des consultations spécifiques (pédiatrique, dermato, gastro, ophtalmo), des pre-visites avec les rhuma-infirmières. Nos soignants ont à leur disposition un vaste arsenal de nouveaux médicaments. Vive le choix thérapeutique !

Nous sommes heureux de savoir aussi que la rhumatologie devient une spécialisation   attrayante pour les jeunes médecins, tel le Dr Baert, et le Dr Mina, qui voient l’attrait d’une branche diverse et interdisciplinaire (on nous chuchote à l’oreille : la profession se féminise).

C’est l’heure de faire des vœux : le Dr Malaise interroge ses collègues : « qu’est-ce qu’il faut pour faire mieux ?   » On entend les mots magiques : guérison, rémission, soins sans effets secondaires, soutien financier et politique. Le Dr Baert se souhaite une transition en douceur pour les patients pédiatriques vers leurs soins à l’âge adulte.

A l’heure des questions/réponses, un membre du public s’exprime : « A-t-il une formation spécifique en nutrition ? » Hélas, la réponse est « non ». Malgré le grand intérêt suscité par les études sur le microbiote, le monde scientifique n’est pas encore en mesure d’apporter une réponse précise.

Soudain, que ce passe-t-il? Une conférence sur la musique tropicale dans une autre salle? Ils se sont trompés d’hôtel? Que nini! Rio de Janeiro descend sur nous. Trois onduleuses étoiles jaunes font tourner leurs vibrantes articulations dans la salle au rythme de samba brésilienne. Personne ne perd un détail de la présentation: la joie de bouger, de vibrer, de célébrer la vie. On apprend que parmi les danseuses on a une patiente de nos pathologies. Au diable la pathologie: nous sommes invités à danser!

Tout ça donne soif (et faim). CLAIR et ses sponsors ont prévu un délicieux buffet, l’occasion de partager un bon moment entre nous et de rencontrer des autres membres.

Avant de reprendre les choses sérieuses, direction l’Orient et ses parfums de mille et une nuits avec une nouvelle démonstration de danse.

Entre en scène un personnage intrigant: Buddy. Pas plus haut que trois pommes, des grands yeux noirs dans une figure plutôt carrée. Une poupée? Non! Un robot, que nous présente M. Ivan Bien, spécialiste dans le développement multimédia pour l’environnement des soins de santé.

Très attentifs, nous suivons son exposé sur le sujet de mode: l’intelligence artificielle. Non, ce ne sont pas des robots qui vont supplanter l’humanité. Nous avons compris que la IA est parmi nous depuis longtemps. Buddy nous  démontre gentiment que nous, patients,  nous pouvons obtenir des informations adéquates et de qualité via des applications qui utilisent le langage ordinaire.  

Et puisque nous sommes déjà à l’heure des nouvelles technologies, le Dr Allison Gilbert  de l’Université de Mons nous contagie de son enthousiasme pour les applications de l’intelligence artificielle (ou la science qui consiste à faire faire par des machines des choses qui nécessiteraient de l’intelligence si elles étaient faites par des hommes) dans le domaine de la santé. Nous sommes fascinés par le processus d’apprentissage d’une machine, et tout ce qu’elle peux nous apporter.

Nous repartons dans la bonne humeur, avec la tête bien remplie d’information et d’appréciation pour tous ceux qui travaillent à améliorer notre quotidien.


[1] Présents à la réunion: Prof Patrick Durez, Dr Laurent Meric De Bellefon, Prof. Valérie Badot, Dr. Charlotte Baert, Dr Olivier Malaise, Dr Marine Mina

Les droits du patient passés à la loupe

Thierry Monin – Chargé de projets à la LUSS

En 2002, une loi a été votée pour inscrire les droits du patient dans un cadre juridique. Cette loi a été innovante à plus d’un titre consacrant ainsi la position des patients dans le système de santé. L’objectif était d’améliorer la qualité des prestations de soins mais aussi de promouvoir la qualité de la relation entre le patient et le professionnel.
Les organisations de patients avaient été associées aux travaux parlementaires.

Plus de 20 ans plus tard, cette loi fait l’objet d’une réforme en profondeur tant sur la forme que sur le fond. L’organisation de notre système de santé a fortement évolué, il fallait donc adapter le texte à son époque : soins intégrés, informatisation des données, utilisation de nouvelles technologies…

La loi de 2002 consacrait 8 droits du patient :

  • Bénéficier d’une prestation de soins de qualité
  • Choisir librement le praticien professionnel
  • Être informé sur son état de santé
  • Consentir librement à la prestation de soins, avec information préalable
  • Savoir si le praticien est assuré et autorisé à exercer sa profession
  • Pouvoir compter sur un dossier tenu à jour, de pouvoir le consulter et en obtenir copie
  • Être assuré de la protection de sa vie privée
  • Introduire une plainte auprès d’un service de médiation

Ces droits ne disparaissent pas dans la réforme 2024, mais ils sont adaptés et précisés. Cette réforme, qui a abouti ce 1er février 2024 en séance plénière de la Chambre, a fait l’objet d’une large concertation avec les acteurs concernés dont les organisations de patients. Ainsi, la LUSS (et son homologue néerlandophone la Vlaams Patiëntenplatform) a été auditionnée en juin 2022 par la Commission Santé et Egalité des Chances de la Chambre. Elle est également intervenue lors d’un colloque organisé en octobre 2022 par le SPF Santé publique.
Dans cet article, nous évoquerons également la loi qualité, c’est-à-dire la loi du 22 avril 2019 relative à la qualité de la pratique des soins de santé. On trouve dans cette loi notamment des dispositions portant sur les exigences relatives à la qualité de la pratique des soins de santé, portant sur les compétences et visa, la continuité des soins et le dossier patient.
Cet article n’a pas pour vocation d’apporter un regard critique sur cette réforme mais de donner des indications sur les orientations prises par le législateur.

De nouvelles définitions

Qui est concerné par la loi ?

La loi commence par une série de définitions (de qui et de quoi parle-t-on dans la loi) ; certaines d’entre elles sont modifiées et d’autres ajoutées.
Ainsi, la notion de patient est revue : « le patient est la personne physique qui bénéficie de soins de santé,
à sa demande ou non ».
La loi de 2002 définissait le patient comme « la personne physique à qui des soins de santé sont dispensés, à sa demande ou non ».
L’intention du législateur est donc de sortir d’une définition passive du patient et de la remplacer par une formulation active (le patient participe aux soins). Le praticien professionnel devient « professionnel des soins de santé ».
Les notions de personne de confiance et de représentant apparaissaient dans la loi de 2002 mais n’étaient pas définies. Elles le sont avec cette réforme. A noter aussi qu’un Arrêté Royal pourra contraindre des personnes qui ne sont pas des professionnels des soins de santé (par exemple un aidant proche ou un éducateur) mais qui sont néanmoins autorisées à accomplir certaines prestations de soins de santé, au respect de certains droits du patient. Sont ajoutées également les définitions de la planification anticipée et de la déclaration anticipée.

La relation entre professionnel des soins de santé et patient

Le texte précise que « le professionnel des soins de santé et le patient contribuent ensemble à la prestation optimale de soins de santé au patient.» L’intention du législateur est de sortir du concept de « devoir de collaboration » pour tendre vers une situation où la prestation des soins de santé devient une tâche conjointe du professionnel et du patient, pour laquelle ils sont conjointement responsables.
Une nouvelle disposition prévoit que « le patient et le professionnel des soins de santé se comportent avec respect dans leurs relations mutuelles, avec les autres patients et les autres professionnels des soins de santé ». La loi ne précise pas ce que l’on entend par « se comporter avec respect ».
Cette disposition semble viser des situations d’agressivité et de revendication du patient, de sa personne de confiance ou de son représentant mais probablement aussi des comportements inappropriés de professionnels des soins de santé.

Les droits du patient d’un peu plus près

Les droits seront abordés de manière plus systématique dans les prochains numéros du Chaînon.

Le droit de bénéficier de prestations de qualité [voir Le Chaînon n°60, septembre 2022]

Un nouvel alinéa mentionne que « le professionnel des soins de santé respecte la dignité humaine et l’autonomie du patient et tient compte des objectifs et des valeurs de ce dernier. Le cas échéant, le professionnel des soins de santé organise à cet effet la planification anticipée des soins. »
Cet ajout correspond à un évolution du modèle de soins qui n’est plus centré sur les soins mais sur la personne et ses objectifs de vie. Une prestation de qualité est celle qui se centre sur le patient.

Le droit au libre choix du professionnel [voir Le Chaînon n°60, septembre 2022]

L’article 6 de la loi est complètement revu.
On peut noter que « lorsqu’un professionnel des soins de santé fait l’objet d’une mesure disciplinaire, une mesure administrative relative à sa pratique qui ne lui permet plus de remplir les conditions pour exercer sa profession, il a l’obligation d’en informer le patient ».
De plus, « à la demande du patient, le professionnel des soins de santé informe le patient de sa compétence et de son expérience professionnelles ».
Le professionnel a aussi l’obligation d’informer le patient à propos d’une couverture d’assurance ou d’une autre forme individuelle ou collective de protection concernant sa responsabilité individuelle.

Le droit à l’information [voir Le Chaînon n°60, septembre 2022]

On peut lire à ce sujet que « lors des concertations, le professionnel des soins de santé s’informe de la situation et des préférences en matière de soins actuels et futurs du patient. Il fournit les informations dans un souci de qualité et de manière adaptée au patient.
Le professionnel des soins de santé prévoit à cet effet le temps suffisant et invite le patient à poser des questions. Sur demande ou s’il le juge pertinent pour le patient, il fournit en outre par écrit, soit par un support papier soit sous forme électronique les informations ».
Par exemple, le professionnel peut estimer utile de remettre une brochure qu’il estime adaptée au patient.

Cet article s’inscrit dans la logique voulue par le législateur : aller vers un modèle de soin centré sur le patient, où l’on privilégie une information adaptée au patient. L’accent est mis sur la qualité de l’information et sur l’interactivité qui doit prévaloir entre le professionnel et le patient.

Concernant le principe de l’exception thérapeutique (1), la réforme innove dans la mesure où « si le professionnel des soins de santé estime que la communication de toutes les informations causerait manifestement un préjudice grave à la santé du patient, le professionnel des soins de santé s’emploie à examiner si les informations visées peuvent être communiquées graduellement. De plus, à titre exceptionnel, le professionnel des soins de santé peut décider de ne divulguer aucune information au patient qu’à condition d’avoir consulté à ce sujet un autre professionnel des soins de santé ».
Dans ces deux cas, le professionnel des soins de santé ajoute une motivation écrite au dossier du patient et informe le cas échéant la personne de confiance.
Il vérifie régulièrement si le préjudice manifestement grave est encore présent et dès qu’il estime que ce préjudice n’existe plus, il communique les informations.

(1) Dans l’exposé de la Loi relative aux droits du patient, le principe de l’exception thérapeutique était définie comme suit : «Dans le cadre de l’information du patient, le médecin doit tenir compte de sa capacité à supporter l’information. À cet égard, on peut se demander s’il ne serait pas possible de prévoir, pour le médecin, la possibilité de NE PAS communiquer pareilles informations afin de protéger le patient. C’est ce que l’on appelle l’exception thérapeutique. Cela signifie que des informations exceptionnelles (d’où le terme: exception) sur l’état de santé et le pronostic ne doivent pas être communiquées lorsque ces informations sont susceptibles de causer un préjudice grave au patient. (D’où le terme : thérapeutique au sens où, pour la santé du patient, la non-communication est préférable à la communication).» 

Le droit de consentir [voir Le Chaînon n°61, décembre 2022]

Le principe du consentement libre à toute intervention moyennant information préalable est complétement réécrit. Le texte précise à présent les informations qui doivent être communiquées par le professionnel des soins de santé au patient préalablement à l’intervention. Le patient conserve le droit de refuser ou retirer son consentement à une intervention.

Le texte précise également qu’un patient a le droit d’enregistrer sa volonté concernant une intervention déterminée pour un moment où il ne serait plus capable d’exercer ses droits en tant que patient, dans une déclaration anticipée. Un Arrêté Royal devra préciser de quelle manière le patient pourra enregistrer sa déclaration anticipée.
Le professionnel des soins de santé doit en tenir compte, mais la déclaration anticipée n’est pas toujours contraignante pour le professionnel.
Celui-ci dispose en effet d’une « liberté diagnostique et thérapeutique » en vertu de la loi « qualité ».
En cas d’urgence, lorsque les professionnels des soins de santé doivent intervenir sans savoir si le patient a exprimé sa volonté, et en l’absence d’un représentant légal, ils procèdent à toute intervention nécessaire dans l’intérêt du patient.

Le dossier patient [voir Le Chaînon 61, décembre 2022]

Quelques modifications (non exhaustives) à retenir :

  • Le droit du patient de recevoir des explications sur le contenu du dossier le concernant. Ceci complète la disposition actuelle concernant le droit pour le patient de consulter son dossier, il peut demander au professionnel de lui fournir des explications.
  • Le texte ne fait plus référence aux annotations personnelles dans la procédure de consultation du dossier. Dans l’exposé des motifs de la loi de 2002, les annotations personnelles étaient décrites comme étant « Par annotations personnelles, on entend les notes que le praticien professionnel a dissimulées à des tiers, voire aux autres membres de l’équipe de soins, qui ne sont jamais accessibles et qui sont réservées à l’usage personnel du prestataire de soins.»
  • Le représentant d’un patient mineur décédé et les parents jusqu’au deuxième degré inclus disposent du droit de consulter le dossier du patient mineur décédé ainsi que le droit d’en obtenir copie. A condition que la demande des parents/représentant soit suffisamment motivée et spécifiée et pour autant que le patient ne s’y soit pas opposé expressément.
  • Le patient détermine s’il reçoit la copie du dossier par écrit (par papier ou sous forme électronique). Toute première copie du dossier est gratuite. Pour toute copie supplémentaire, seuls des frais administratifs peuvent être portés en compte et pour autant qu’ils soient raisonnables et justifiés sans dépasser le coût réel.
  • Un Arrêté Royal devra préciser à partir d’une date déterminée les modalités par lesquelles le patient a accès ses données de santé. Le Roi pourra fixer une date distincte selon les catégories de professionnels des soins de santé.
  • Le professionnel des soins de santé utilise pour la possibilité d’accès aux données les plates-formes de données de santé mises à disposition ou validées par les autorités publiques.

Le droit à la protection de la vie privée et au respect de son intimité [Voir Le Chaînon n°61, décembre 2022]

Le droit à la protection de sa vie privée nouvelle mouture s’inscrit dans le cadre du règlement général de protection des données (RGPD), particulièrement en ce qui concerne le traitement secondaire des données de santé. Le patient a le droit à toutes les informations sur l’utilisation de ses données de santé et le droit de s’opposer à l’utilisation de ses données de santé.
Le patient a droit au respect de son intimité. Il peut demander que la personne de confiance qu’il a désignée soit présente lors de l’intervention du professionnel des soins de santé. Comme précédemment, le patient peut s’opposer à ce que des personnes dont la présence n’est pas justifiée (par exemple des étudiants) assistent aux soins, examens et traitements.

Le droit de déposer une plainte [Voir Le Chaînon n°62, mars 2023]

Les missions de la fonction de médiation (dans le cadre hospitalier) sont réécrites comme suit :
La prévention des questions et des plaintes par le biais de la promotion de la communication entre le patient et le professionnel des soins de santé
La médiation concernant les plaintes relatives à l’exercice des droits du patient en vue de trouver une solution
L’information du patient au sujet des possibilités en matière de règlement de sa plainte en l’absence de solution ou lorsque le patient le demande
La communication d’informations sur l’organisation, le fonctionnement et les règles de procédure de la fonction de médiation
La formulation de recommandations permettant d’éviter que les manquements susceptibles de donner lieu à une plainte ne se reproduisent
La rédaction d’un rapport annuel

Les missions du service de médiation fédéral « Droits du patient » sont également réécrites :
réorientation du patient si ce service n’est pas compétent, médiation dans le cadre ambulatoire, coordination des fonctions de médiation, évaluation du fonctionnement des fonctions de médiation et formulation de recommandations à ce sujet, rédaction d’un rapport annuel.

La réforme instaure le droit pour le représentant d’un patient mineur décédé de déposer une plainte auprès de la fonction de médiation compétente (médiation hospitalière ou service de médiation fédéral droits du patient) pour autant que le patient ne s’y soit pas opposé expressément.
De même, pour le patient majeur décédé, elle octroie ce même droit à l’époux, le partenaire cohabitant légal, le partenaire cohabitant de fait, les parents du patient jusqu’au deuxième degré inclus et le représentant du patient au moment du décès, pour autant que le patient ne s’y soit pas expressément opposé.

Important ! Les documents, communications écrites et orales faites par la fonction de médiation ou les parties concernées au cours de la médiation sont confidentiels et ne peuvent donc être utilisés par la suite dans le cadre d’une autre procédure (sauf accord des parties).

Le rôle de la personne de confiance étendu [voir Le Chaînon n°62, mars 2023]

La personne de confiance est définie dans la réforme comme « la personne qui assiste le patient dans l’exercice de ses droits en tant que patient. »
La possibilité pour le patient de se faire assister d’une personne de confiance est étendue à l’ensemble des droits du patient (ce qui n’était pas le cas dans la loi de 2002). Le patient peut désigner une ou plusieurs personnes de confiance. Il détermine les compétences de celle-ci.
Un Arrêté Royal devra préciser les modalités selon lesquelles le patient peut désigner le cas échéant par voie électronique une personne de confiance et déterminer la portée de la compétence de cette personne de confiance.

Le représentant du patient

Le représentant du patient est « une personne qui exerce les droits du patient lorsque celui-ci n’est plus en mesure d’exercer lui-même ses droits en tant que patient ».

Les règles concernant le patient mineur n’ont pas été modifiées : ce sont les parents qui exercent l’autorité parentale (ou le tuteur).
Cependant, la loi indique que « suivant son âge et sa maturité, le patient est associé à l’exercice de ses droits. Les droits énumérés dans cette loi peuvent être exercés de manière autonome par le patient mineur qui peut être estimé apte à apprécier raisonnablement ses intérêts ».

Rappelons que la loi prévoit que « les droits d’une personne majeure inscrits dans la présente loi sont exercés par la personne même, pour autant qu’elle soit capable d’exprimer sa volonté pour ce faire.
Le représentant exerce les droits du patient dans l’intérêt du patient et conformément aux valeurs, aux préférences en matière de soins actuels et futurs et aux objectifs de vie exprimés par le patient. Il associe le patient autant que possible et proportionnellement aux facultés de compréhension du patient. »

Le patient peut désigner une personne pour agir comme représentant. Cette désignation comme « mandataire » s’effectue par un mandat écrit spécifique, daté et signé par cette personne ainsi que par le patient, mandat par lequel cette personne marque son consentement.
Ce mandat peut être révoqué par le patient ou par le mandataire désigné par lui par le biais d’un écrit daté et signé.

Toutefois, un Arrêté Royal viendra préciser la manière dont le patient peut désigner le cas échéant par voie électronique le représentant et les proches, ainsi que la manière dont un professionnel de soins de santé reçoit connaissance de l’identité du représentant.

Et maintenant ?

Une fois publiée au Moniteur belge, la loi relative aux droits du patient « new look » devra faire ses preuves sur le terrain. Il s’agira de la faire connaître auprès des patients, des proches et des professionnels des soins de santé. La pénurie de personnel soignant, la dégradation de leurs conditions de travail notamment sont autant d’obstacles potentiels à une application adéquate de la loi.

Des mesures complémentaires seront certainement nécessaires pour permettre au personnel soignant d’être disponible pour les patients, de pouvoir prendre le temps d’un dialogue avec le patient, de pouvoir travailler sereinement.

Le patient doit pouvoir se sentir écouté, entendu dans les demandes, impliqué dans la prestation de soins, pouvoir poser des questions, comprendre sa situation de santé.

Le contexte actuel des soins de santé est certes difficile mais cette loi est aussi une opportunité de faire évoluer le système de santé vers plus d’écoute, d’empathie, de dialogue et de participation.
La Commission fédérale droits du patient, où siègent les organisations de patients (la LUSS et la VPP), sera certainement amenée à évaluer la loi et à formuler des avis et recommandations.

Référence légale

Projet de loi modifiant la loi du 22 août 2002 relative aux droits du patient et modifiant les dispositions en matière de droits du patient dans d’autres lois en matière de santé. Doc 55 3676/004
http://tinyurl.com/5ypsmphz

Ce texte a été adopté lors de la séance plénière de la Chambre du 1er février 2024 et sera publiée au Moniteur Belge prochainement.

Plusieurs Arrêtés Royaux devront être pris pour concrétiser certaines dispositions de la loi.

Tous les articles sur les droits du patient

Retrouvez Le Chaînon sur le site de la LUSS.

Le Chaînon n°60, septembre 2022
Article 5 : le droit de bénéficier d’une prestation de soins de qualité
Article 6 : le droit de choisir librement le praticien professionnel
Article 7 : le droit d’être informé sur son état de santé
Le Chaînon n°61, décembre 2022
Article 8 : le droit de consentir librement à la prestation de soins avec information préalable
Article 9 : le droit de pouvoir compter sur un dossier tenu à jour, pouvoir le consulter et en obtenir copie
Le Chaînon n°62, mars 2023
Article 10 : Le droit d’être assuré de la protection de sa vie privée et du respect de son intimité
Articles 12 à 15 : la représentation du patient
Le Chaînon n°63, juin 2023
Article 11 : le droit d’introduire une plainte auprès d’un service de médiation
Le Chaînon n°64, septembre 2023
Focus sur la loi qualité

Patient Expert Center : les inscriptions sont ouvertes

Concrètement, que peut m’apporter cette formation ?

CLAIR est actuellement la seule association de patients francophones à vous donner accès au programme du PEC. Vous trouverez ci-dessous des exemples d’activités auxquelles vous pourrez participer grâce à cette formation.

La prochaine session se déroule tous les mardis du 22 février au 17 mai de 19h à 21h, sauf durant les congés scolaires. L’inscription est gratuite.

Marc Lambert : le départ d’un sage…

Si vous connaissiez Marc, le premier mot qui vous sera venu à l’esprit en lisant ces mots, c’est sans doute « Non ! ». Comme nous, vous avez eu un moment de recul face à cette terrible nouvelle : Marc s’en est allé ce 20 mai, victime de cette covid qui prend plaisir à s’acharner sur les meilleurs et les plus fragiles.

Fragile ?  Bien sûr, Marc était de santé fragile, mais ce terme s’applique si peu à lui ! Marc donnait en effet d’abord une impression de solidité et de force. Avec Véronique et Guy, il faisait partie des fidèles de CLAIR : il en avait connu tous les soubresauts, tout en gardant toujours la même détermination, le même calme, le même bon sens et la même lucidité. Quand Marc parlait, on l’écoutait et on avait bien raison ! D’une grande objectivité, il était prudent et nuancé avant de rentrer dans un conflit, mais son honnêteté et son courage le poussaient à dire sereinement son opinion, quitte à ne pas plaire à ceux qui ne partageaient pas ces valeurs.

Fragile, mais il n’en parlait jamais. Tout au long des années où il s’est engagé dans les associations de patients, jamais il ne s’est plaint. Il ne pouvait cacher ses mains, fortement atteintes par la maladie, mais il n’évoquait jamais les autres souffrances cachées qu’il vivait. On en venait à être surpris d’apprendre qu’il était hospitalisé, alors qu’il ne faisait jamais mention de ses difficultés.

Fragile, mais son tempérament, son caractère et son esprit étaient forts. On sentait chez lui une solidité à toute épreuve, actuellement on dirait un « ancrage » stable. Il restait fidèle à ses engagements, jusqu’au bout de ses forces. Ainsi, il inspirait confiance et on sentait qu’on pouvait compter sur lui, quoi qu’il arrive. Dans les tempêtes, comme c’était bon de pouvoir s’appuyer sur sa force !

Avec Marc, c’est un de nos piliers qui s’en va. Et nous vacillons, conscients que nous devrons retrouver un nouvel équilibre après son départ. Mais il est trop tôt pour évoquer l’après. Aujourd’hui, prenons le temps de rester dans l’hommage et la tristesse. Nous présentons à son épouse, ses enfants et tous ses amis nos très sincères condoléances. Puissent-ils puiser dans la force et l’optimisme de Marc, de quoi traverser cette épreuve.

Si vous souhaitez rendre un hommage à Marc, n’hésitez pas à le déposer dans l’espace commentaire disponible ci-dessous. Vos messages seront transmis à sa famille.

20 mai: la journée Internationale des essais cliniques

Le 20 mai est une journée importante à célébrer au sein de la communauté de la santé dans le monde entier. C’est la Journée Internationale des Essais Cliniques.

En 1747, James Lind, chirurgien du HMS Salisbury, entreprend des essais sur les causes du scorbut. Il a commencé un essai avec seulement 12 hommes, regroupés en paires et qui ont reçu une variété de suppléments alimentaires allant du cidre aux oranges et citrons. L’essai n’a duré que 6 jours. Cependant, dans ce temps, une amélioration a été constatée dans le groupe mangeant des fruits, fournissant au chirurgien la preuve que manger des agrumes pouvait guérir le scorbut.

Les essais cliniques ont beaucoup changé depuis la découverte de Lind : non seulement ils sont beaucoup plus réglementés et intensifs pour toutes les parties, mais plus récemment, l’impact de l’opinion du patient sur la façon dont les essais cliniques devraient être administrés s’est accru et sera extrêmement important.

Lors de la journée des essais cliniques nous nous souvenons de l’importance de la recherche dans le domaine de la santé. Les essais cliniques offrent aux patients un accès rapide à de nouvelles thérapies qui ne sont pas encore disponibles. Mais plus important encore, les essais cliniques conduisent à la mise au point de nouveaux médicaments de haute valeur thérapeutique répondant à des besoins médicaux non satisfaits. Cela apporte espoir et soulagement à de nombreux patients et à leurs familles. 

Une vidéo (https://bcove.video/3atHeLJ) et un prospectus (accessible ici) explique le fonctionnement des essais cliniques et la façon dont un médicament est développé pour atteindre les patients.

Journée mondiale de la Spondylarthrite

À propos de la Journée mondiale de la SA

La Journée mondiale de la SA est une journée annuelle consacrée aux personnes atteintes de spondylarthrite axiale (axSpA). Elle est célébrée dans le monde entier le premier samedi du mois de mai, sauf lorsque le premier samedi tombe le 1er mai (jour férié dans de nombreux pays), comme c’est le cas en 2021. À l’occasion de la Journée mondiale de la SA, nos membres et leurs sympathisants organisent des activités dans le monde entier pour sensibiliser le public à la spondylarthrite axiale et aux affections connexes. L’ASIF compte 51 organisations de patients membres provenant de 42 pays du monde entier.

Le thème principal de la Journée mondiale de la SA de cette année est : ENSEMBLE – axSpA et bien-être émotionnel

Apprendre – Santé mentale, bien-être émotionnel et spondylarthrite axiale.

La spondylarthrite axiale (« axSpA ») est une maladie inflammatoire principalement associée à des douleurs dorsales inflammatoires qui ont tendance à s’améliorer avec l’activité et à s’aggraver avec le repos, entraînant des douleurs dorsales et une raideur nocturne et matinale. L’axSpA touche des personnes plus jeunes (l’âge d’apparition se situe généralement entre 15 et 45 ans) et englobe l’axSpA non radiographique et la spondylarthrite ankylosante.
Le bien-être émotionnel est la capacité à ressentir, gérer et exprimer ses sentiments de manière appropriée. Une bonne santé émotionnelle est fondamentale pour favoriser la résilience, la conscience de soi et le contentement général. Avoir un bon bien-être émotionnel ne signifie pas que vous êtes toujours heureux et sans émotions négatives. Il s’agit de disposer des compétences et des ressources nécessaires pour gérer sa vie quotidienne.
Le diagnostic d’une maladie chronique comme l’axSpA change la vie et peut déclencher la dépression et des sentiments de perte. La recherche montre que le stress, l’anxiété et les sentiments négatifs peuvent aggraver les symptômes de l’axSpA, abaisser votre seuil de douleur et avoir un impact sur votre bien-être émotionnel. 61 % des personnes atteintes d’axSpA déclarent avoir des problèmes de santé mentale.
Alors que nous sommes de plus en plus nombreux à rester à la maison et à nous éloigner socialement, il est plus important que jamais de gérer votre bien-être. Un soutien est disponible – contactez votre association locale de patients atteints d’axSpA.

Gérer – Comment réduire le stress, l’anxiété et la dépression et améliorer votre bien-être émotionnel.

Les recherches sur la dépression et l’anxiété montrent que les avantages psychologiques et physiques de l’exercice peuvent également contribuer à améliorer l’humeur, à réduire l’anxiété et à soulager les symptômes de votre axSpA.
Identifiez ce que vous aimez faire. Déterminez le type d’activités physiques que vous êtes le plus susceptible de faire, et réfléchissez au moment et à la manière dont vous seriez le plus susceptible d’aller jusqu’au bout et de continuer. Faites ce que vous aimez. Ne lâchez pas.
Faites de l’exercice tous les jours, fixez-vous de petits objectifs et augmentez-les progressivement. Cela aidera le corps à aller mieux, l’esprit à se concentrer et vos émotions à être plus équilibrées. Restez concentré, même si vous avez mal, et n’abandonnez jamais.
La gratitude peut aider à soulager le stress et l’anxiété en concentrant vos pensées sur ce qui est positif dans votre vie. Quelles sont les 3 choses qui se sont bien passées pour vous aujourd’hui ? Il peut être utile de prendre soin de soi en s’accordant du temps pour s’adonner à un passe-temps, méditer, planifier un événement futur, faire une promenade dans la nature ou aller dans un spa.

Soutien – Comment chercher de l’aide et du soutien pour votre bien-être émotionnel.

Les patients qui sont membres d’une association de patients ont tendance à avoir une meilleure santé mentale et de meilleurs résultats en matière de maladie car ils font partie d’une communauté. Par exemple, rejoignez CLAIR qui représente les patients axSpA en Belgique francophone. Notre associaiton propose des informations fondées sur des données probantes, des groupes de soutien (prochainement), des formations et bien plus encore.
Reconnaître que vous avez besoin d’un soutien émotionnel n’est pas un signe de faiblesse. Au contraire, c’est un signe de force. Ne vous sentez pas gêné de vous adresser à un groupe de soutien ou à un thérapeute près de chez vous. Vous n’êtes pas seul. Si nécessaire, parlez de votre santé émotionnelle avec votre médecin.
Travailler sur notre santé émotionnelle est tout aussi important que de prendre soin de notre bien-être physique et aide à gérer la résilience au stress, à approfondir les relations, à renforcer l’estime de soi et à augmenter l’énergie. Trouvez du soutien dans les groupes de médias sociaux tels que Facebook et WhatsApp. Il existe de nombreux groupes avec des pairs pour vous soutenir. Prenez le temps de trouver celui que vous trouvez le plus utile et réconfortant.
Faites de votre bien-être émotionnel une priorité. Il peut avoir un impact considérable sur votre état physique. Parlez-en à une personne de confiance ou consultez un professionnel.