La Minute de CLAIR – TĂ©moignage de Justine

Chers Membres, chers Sympathisants , đŸ€—

CLAIR vous prĂ©sente aujourd’hui l’éloquent tĂ©moignage de Justine, la force motrice de l’initiative « Rhuma Jeunes » [https://rhumajeunes.be/] .

Comment est-ce que cela a commencé ?

À l’ñge de 8 ans, j’ai ressenti mes premiĂšres douleurs Ă  la cheville droite. Plusieurs mois se sont Ă©coulĂ©s sans bilan clair. Ce n’était qu’une crise isolĂ©e, mais Ă  12 ans, la maladie a refait surface, touchant plusieurs autres articulations. Cela a Ă©tĂ© le dĂ©but d’un long parcours 😱marquĂ© par deux ans d’errance thĂ©rapeutique.

âžĄïžFinalement on obtient un diagnostic prĂ©cis : polyarthrite rhumatoĂŻde.

Malheureusement, le traitement initial n’était pas adaptĂ© car le rhumatologue connaissait peu la forme juvĂ©nile et ses traitements. Ce n’est qu’en me rendant dans un centre hospitalier universitaire, aprĂšs avoir consultĂ© deux spĂ©cialistes đŸ‘©đŸŒâ€âš•ïžet vĂ©cu une crise particuliĂšrement sĂ©vĂšre qui m’a laissĂ©e plusieurs mois en fauteuil roulant, que j’ai enfin reçu un traitement appropriĂ©.

MalgrĂ© les sĂ©quelles Ă  la cheville droite qui nĂ©cessitent probablement une intervention chirurgicale, ce parcours difficile m’a permis de mieux me connaitre, apprendre mes limites et mes forces đŸ’ȘđŸŒ. Il m’a poussĂ©e Ă  rejoindre une association, Ă  sensibiliser Ă  cette maladie trop peu connue, et Ă  soutenir d’autres personnes.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui je suis plus dĂ©terminĂ©e que jamais Ă  faire entendre la voix des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoĂŻde, et Ă  offrir une lueur d’espoir Ă  ceux qui traversent des Ă©preuves similaires.

Quelle es la partie de ton parcours qui a été la plus compliquée ?

Se retrouver en fauteuil roulant car j’ai ressenti beaucoup de frustration, de colĂšre et d’impuissance. Mais ça m’a permis de voir les choses diffĂ©remment, de me rendre compte de la chance d’avoir des personnes qui m’aiment 💞et me soutiennent et de relativiser, car j’ai eu la chance de pouvoir remarcher.

As-tu une activité professionnelle ? Est-elle compatible avec la maladie ?

Oui, je travaille en tant qu’infirmiĂšre đŸ«¶đŸŒĂ  l’hĂŽpital en temps plein. C’est important pour moi de rester active tant que ma maladie me le permette, mais je rĂ©flĂ©chis Ă  un « plan B » au cas oĂč elle Ă©voluerait. Toutefois, ma passion d’aider les autres m’aide lors des jours difficiles.

Qu’est-ce que tu conseillerais à un jeune patient?

De croire en ces rĂȘves 🌈 jusqu’au bout car mĂȘme si la maladie nous ralentit, il faut tout mettre en Ɠuvre pour y arriver.

Nous remercions Justine de son témoignage et pour son indispensable implication!

L’Ă©quipe de CLAIR asbl